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Archéologie

mardi 3 janvier 2012

L’archéologie :

Rôle de l’archéologue

Diriger les fouilles d’un site historique
L’archéologue peut passer quelques mois ou même quelques années sur un site historique. Il y dirige les fouilles et constitue une équipe chargée de mettre au jour des statues, des bijoux, des pièces de monnaie ou des parties de bâtiment.
L’archéologue assure les relations entre les différents spécialistes intervenant sur les chantiers : géologue, zoologue, anthropologue…
Il organise le chantier, gère le budget, assure les conditions matérielles pour le séjour et le suivi des opérations.
Il collecte les informations sur le terrain, vérifie les hypothèses et exploite les résultats. L’archéologue doit ensuite les analyser, décrire et classer les objets trouvés des rapports ou des publications.

A noter : avant de commencer l’exploration d’un site, l’archéologue doit évaluer son intérêt à partir des repérages et des sondages, avant de mettre au point une méthodologie d’intervention.

Nature du travail

Interpréter les traces du passé

Pour reconstituer l’histoire de l’humanité, des origines à nos jours, l’archéologue se documente et effectue des fouilles sur le terrain. Sépultures, tessons d’amphores, éclats de métal, bijoux... ces indices, précieux, sont analysés par ce professionnel. Ainsi, la fouille d’un site gallo-romain permet de comprendre l’organisation et les modes de vie d’une cité antique.

Sauvegarder les vestiges

Les opérations archéologiques préventives représentent environ 85 % de l’activité de l’archéologue. Elles sont réalisées avant des travaux d’aménagement ou d’urbanisme. Par exemple, avant la construction d’une ligne de TGV ou d’une autoroute, qui pourrait menacer des objets enfouis sous terre.

Diffuser ses recherches

L’archéologue diffuse le résultat de ses recherches par le biais de publications, de conférences et d’expositions. Il peut aussi participer à la mise à jour de la carte archéologique nationale. Il travaille sur un système d’information géographique (SIG) en utilisant des logiciels cartographiques.

Conditions de travail

En urgence ou à long terme

Les fouilles préventives ont un caractère d’urgence, tandis que les programmes de recherche se déroulent sur le moyen ou le long terme. Ainsi, par exemple, depuis une dizaine d’années, on recherche les vestiges du Phare d’Alexandrie.

Du laboratoire au chantier

Une recherche documentaire précède toujours l’ouverture d’un chantier. Après ce travail d’étude, l’archéologue exécute différentes actions sur le terrain. Il repère les anomalies de terrain, trie, répertorie, analyse et date les objets mis au jour, guide les engins de fouilles (pelle mécanique, par exemple), dresse le plan du site... Enfin, il rédige un rapport de fouille, accompagné de dessins et de photos. Différents collaborateurs peuvent participer à ces travaux : archéozoologues, botanistes, anthropologues, géologues, topographes, céramologues, spécialistes en datation...

En France ou à l’étranger

Les fouilles peuvent concerner des sites, en France ou à l’étranger. Par exemple, les grottes préhistoriques de la vallée du Rhône ou le port d’Alexandrie en Égypte. L’égyptologie, l’étude de la civilisation égyptienne et l’archéologie sous-marine sont d’autres spécialités archéologiques.

 

L’archéologie est une discipline scientifique dont l’objectif est d’étudier et de reconstituer l’histoire de l’humanité depuis la préhistoire jusqu’à l’époque contemporaine à travers l’ensemble des vestiges matériels ayant subsisté et qu’il est parfois nécessaire de mettre au jour (objets, outils, ossements, poteries, armes, pièces de monnaie, bijoux, vêtements, empreintes, traces, peintures, bâtiments, infrastructures, etc.).

L’archéologue, dans une approche diachronique, acquiert donc l’essentiel de sa documentation à travers des travaux de terrain (prospections, sondages, fouilles, études de collections, analyses du bâti) par opposition à l’historien, dont les principales sources sont des textes. Les documents écrits sont toutefois souvent utilisés avec profit en archéologie lorsqu’ils sont disponibles et conservés.

Le mot « archéologie » vient du grec ancien ἀρχαιολογία et est formé à partir des racines ἀρχαίος = ancien et λόγος = mot/parole/discours. Toutefois, c’est avant à l’étude de l’objet fabriqué par l’homme, donc à la technicité, que l’archéologue consacre son travail.

L’archéologie est pluridisciplinaire : Si les archéosciences relèvent par essence des sciences humaines, elles font aussi appel à une panoplie de méthodes venant des sciences naturelles et sciences de la Terre notamment dans le domaine des datations (C, dendrochronologie, thermoluminescence, palynologie, la xylologie-anthracologie, archéozoologie, etc.). Ces méthodes ne relèvent pas des compétences de l’archéologue, mais il doit savoir les interroger et en intégrer les résultats dans ses analyses.

Origines et définition :Fichier:Atreus-2.jpg

Vue en coupe d’un tholos de Mycènes, le « trésor d’Atrée »

États-Unis et dans un nombre croissant d’autres régions du monde, l’archéologie est généralement dévolue à l’étude des sociétés humaines et est considérée comme l’une des quatre branches de l’anthropologie. Les autres branches de l’anthropologie complètent les résultats de l’archéologie d’une façon holistique. Ces branches sont :

  • l’ethnologie, qui étudie les dimensions comportementales, symboliques, et matérielles de la culture ;
  • la linguistique, qui étudie le langage, y compris les origines de la langue et des groupes de langue ;
  • l’anthropologie physique, qui inclut l’étude de l’évolution et des caractéristiques physiques et génétiques de l’espèce humaine.

D’autres disciplines complètent également l’archéologie, comme la paléontologie, la paléozoologie, la paléo-ethnobotanique, la paléobotanique, l’archéozoologique et l’archéobotanique la géographie, la géologie, l’histoire de l’art et la philologie.

L’archéologie a été décrite comme un art qui s’assure le concours des sciences pour éclairer les sciences humaines. L’archéologue américain Walter Taylor (en) a affirmé que « l’archéologie n’est ni l’histoire ni l’anthropologie. Comme discipline autonome, elle consiste en une méthode et un ensemble de techniques spécialisées destinées à rassembler, ou à « produire » de l’information culturelle » .

L’archéologie cherche à comprendre la culture humaine à travers ses vestiges matériels quelle que soit la période concernée. En Angleterre, les archéologues ont ainsi mis au jour les emplacements oubliés depuis longtemps des villages médiévaux abandonnés après les crises du XIVe siècle ainsi que ceux des jardins du XVIIe siècle évincés par un changement de mode. Au cœur de New York, des archéologues ont exhumé les restes d’un cimetière renfermant les dépouilles de 400 africains et datant des XVIIe et XVIIIe siècle.

L’archéologie traditionnelle est considérée comme l’étude des cultures préhistoriques, cultures qui existaient avant l’apparition de l’écriture. L’archéologie historique est l’étude des cultures qui ont développé des formes d’écriture.

 

Rappels terminologiques :

Ces termes importants se rapportant à l’archéologie sont souvent mal utilisés.

  • Mise au jour : en effet en archéologie on parle de mettre au jour des sites, du matériel... Et non pas de mettre à jour, souvent employé par erreur ou méconnaissance. Mise à jour s’emploie dans des contextes de réactualisation de quelque chose.
  • Carroyage : découpage d’un site en zones carrées et identification unique de chacun de ces carrés. Le carroyage permet de bien se situer sur le site et de pouvoir replacer sur des plans le matériel archéologique découvert. Le carroyage est mis en place à l’aide d’un théodolite.
  • Inventeur : en archéologie, celui qui découvre un site ou un objet important n’est pas nommé découvreur - souvent utilisé faussement à la place - mais inventeur. Ce terme est aussi employé pour les chasseurs de trésor lorsqu’ils en découvrent un.
  • Anastylose (reconstruction)
  • Un hypogée
  • L’onomastique
  • Un ostracon

Compétences requises :

L’archéologie est enseignée à l’université et à l’école du Louvre. Les écoles normales supérieures (ENS) en lettres et sciences humaines de Paris et Lyon ainsi que l’Institut national du patrimoine de Paris proposent une formation à bac + 5. Une seconde compétence en lettres classiques, anthropologie, géologie, sciences... est un atout.

Niveau bac + 2

• Diplôme d’université (DU) techniques de l’archéologie en Europe ;

Niveau bac + 3

• Licence histoire de l’art et archéologie, spécialisée en égyptologie, archéologie médiévale, archéologie du Moyen-Orient... ; • Diplôme de 1er cycle de l’école du Louvre ;

Niveau bac + 5

• Masters archéologie préventive ; archéo-sciences ; archéologie classique et médiévale ; préhistoire et protohistoire... ; • Diplôme de 2e cycle de l’école du Louvre ;

Niveau bac + 8

• Doctorat d’archéologie ; • Diplôme de recherche approfondie de l’école du Louvre.

 

Chercheur et chef d’équipe

Spécialiste d’une époque et d’une civilisation, l’archéologue est d’abord un chercheur... de terrain. Sur un chantier de fouilles, il devient chef d’équipe : il organise alors le travail des fouilleurs et gère le matériel.

Résistant et patient

Sur un site, l’archéologue vit en communauté, dans des conditions matérielles et climatiques parfois difficiles. Physiquement éprouvant, ce métier peut imposer des horaires de travail lourds. Il requiert minutie, rigueur et patience. 

Il faut être curieux, intuitif, patient et organisé.

De bonnes connaissances scientifiques sont indispensables, notamment pour les recherches en laboratoire

 

A ses débuts, un jeune archéologue gagne environ 1 400 € nets par mois et peut monter a 1900€

 

Sources : Wikipédia,Jobintree.com

 

 Peirone Pierre 3°2

 
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