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astrophysisien

jeudi 9 avril 2015

astrophysicien

Vie professionnelle

Très peu d’élus

On recense environ 700 astrophysiciens en France. Le nombre de places offertes est faible : une vingtaine de jeunes chercheurs sont recrutés chaque année dans la discipline. Ils se répartissent de façon assez égale entre les trois voies possibles : le corps des astronomes, le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) et le corps des enseignants-chercheurs de l’enseignement supérieur.

Sciences et capacités rédactionnelles

Il faut avoir rédigé une thèse et avoir publié plusieurs articles pour espérer être retenu. Le CNRS embauche sept à huit astrophysiciens chaque année. Les observatoires et les centres de recherche en recrutent jusqu’à une dizaine. Un nombre relativement important de jeunes rejoignent le secteur privé, dans d’autres domaines de compétence : informatique, télédétection, électronique...

À multifacettes

Plusieurs fonctions peuvent être occupées : professeur des universités, astrophysicien adjoint ou maître de conférences, chargé de recherche, puis évolution vers le poste de directeur de recherche (ce qui implique de manager une équipe de chercheurs et de synthétiser leurs travaux).

Salaire du débutant

Un astrophysicien adjoint ou maître de conférences : 1900 euros. Un chargé de recherche du CNRS : 1950 euros

Conditions de travail

Étoiles et informatique

Les astrophysiciens travaillent dans des laboratoires de recherche accueillant des bibliothèques scientifiques et des laboratoires techniques. L’informatique est devenue un outil incontournable pour leurs recherches et l’analyse de leurs observations.

De nombreux voyages

Dans ce métier, les déplacements sont nombreux, notamment pour les missions d’observation, développées au niveau mondial. Le fonctionnement des observatoires, situés à une altitude élevée, souvent dans des lieux reculés ou désertiques, nécessite de s’y installer pour plusieurs mois ou plusieurs années.

De jour comme de nuit

Pour les astrophysiciens qui n’observent pas le soleil, les observations se déroulent généralement de nuit, et le travail sur place n’a rien de commun avec la vie de bureau ! Enfin, de nombreux chercheurs doivent assumer des tâches administratives (demandes de moyens financiers, diffusion de leurs résultats...). Les enseignants, plus sédentaires, sont soumis à des horaires de travail classiques.

Compétences

Rigueur et concentration

Les pieds sur terre et la tête dans les étoiles... l’astrophysicien rassemble des qualités. On attend en effet de ce scientifique une grande rigueur dans la recherche et le traitement des informations, une capacité de réflexion, d’analyse et de structuration dans le travail, et une grande concentration.

Curiosité d’esprit et passion

Parallèlement, ce métier exige de la passion et de la créativité, une curiosité d’esprit sans cesse renouvelée afin de repousser les limites de la connaissance. Il est aussi indispensable de parler et d’écrire l’anglais, d’apprécier le travail en équipe et d’avoir le goût de la communication afin de travailler avec des chercheurs de diverses nationalités.

Nature du travail

 La tête dans les étoiles

Face au vaste chantier que représentent le ciel et l’Univers, l’astrophysicien est généralement spécialisé : physique stellaire, héliocentrisme (système solaire qui fait du soleil l’astre autour duquel tourne les planètes), géodésie spatiale (étude de la forme, des dimensions et du champ de gravitation de la terre...). La recherche fondamentale constitue l’essentiel de son travail.

Observations de nuit

Pour observer les mouvements des étoiles et des planètes, ce scientifique de haut niveau se déplace sur des sites choisis. Pendant plusieurs nuits, il réalise des observations grâce à des télescopes très puissants.

La modélisation à l’honneur

De retour au laboratoire, il lui faut analyser ces données à l’aide de modèles. La modélisation lui permet de décrire les processus physiques qui régissent la vie des comètes, des étoiles ou des galaxies.

Concevoir des instruments

L’astrophysicien peut aussi être chargé de concevoir, d’élaborer ou d’améliorer les instruments de mesure d’astronomie (télescopes, spectrographes...). Enfin, beaucoup d’astrophysiciens enseignent à l’université ou dans une grande école.

Formation pour accéder au métier

Les formations spécialisées en astrophysique commencent au niveau master. On peut citer, par exemple, les masters recherche sciences, technologies, santé, mention physique fondamentale et appliquée, spécialité astronomie, astrophysique à Orsay ; celui de sciences et technologies, mention physique, spécialité astrophysique, plasmas, corpuscules à Bordeaux ; le master recherche sciences, technologies, santé, mention physique et ingénierie, spécialité astrophysique et milieux dilués à Grenoble 1, ou encore astronomie et astrophysique de l’Observatoire de Paris... Le doctorat se prépare en 3 ans à l’université après un master recherche.Aucune école d’ingénieurs ne prépare exclusivement au métier d’astrophysicien.

Vincent SZARZYNSKI

Source :

 
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